les copains, je suis vivant, on ne peut plus vivant meme. je ne maitrise pas encore le clavier italien, je n ai toujours pas internet chez moi, mais pour l instant, la vie est cool. il fait beau, il fait chaud, j ai deja des emmerdes avec la fac, la routine quoi. la routine, mais en mieux! en attendant de pouvoir vous raconter pleinement mes folles histoires, je me contente de profiter du soleil (tres present ici, il fait toujours +/- 30°c)(bande de jaloux), je suis meme alle a la mer (bande de gros jaloux) et je ne reprends les cours que debut octobre (haha que c est laid la jalousie, vu de pres....)
je ne peux que vous souhaiter de profiter autant que moi, we keep in touch.
Dove si ferma l'Universo...
On y est : ce soir se déroulera ma dernière nuit dans mon lit, dans ma chambre, dans ma maison dans ma ville et même mon département avant au moins les vacances d'hiver. Réflexe étrange mais non moins humain, je m'attarde sur chaque détail de cette chambre, immuable depuis les 3 ans que j'y vis. J'ai une envie compulsive de regarder attentivement les moindres objets qui ont vécu ici. De la voiture de course miniaturisée Kinder immonde qu'on m'a offerte en cours de philosophie pour mes 17 ans au magnifique poster HOPENHAGEN (emprunté à long terme à une amie) qui m'a suivi jusque dans la chambre universitaire, rien n'échappe à l'œil habile de celui qui s'en va.
J'ai l'impression de m'évaporer.
Maintenant que le compte-à-rebours est lancé, c'est mon horloge biologique qui fait la trotteuse. Plus le temps passe, et puis les vents contraires qui s'animaient en moi s'exacerbent. Je ne suis plus tiraillé mais écartelé entre la hâte et l'appréhension. Vous vous rappelez le jour où vous êtes allés voir les résultats du bac? Avec cette étrange pelote dans le ventre et le cerveau qui dit "Je réagis comment si je l'ai? et si je l'ai pas?". Ben là, c'est un peu tout pareil, mais en fois... trois mille. Les valises sont quasiment bouclées - toujours les derniers détails à régler -, mon bagage tant redouté est dans les normes de poids (il pèse 17kg, c'est un beau bébé.). J'ai donc encore quelques kilos de marge. Mon bagage-à-main-à-dos est également scellé, après avoir dûment vérifié, vérifié, revérifié et vérifié encore mes papiers. Billet d'avion, c'est ok (et comment!) (cf ici) ; billet de réservation de la chambre, c'est re-ok, lettre d'admission à l'université, c'est toujours ok, carte européenne, c'est top, etc. (je vous épargne le reste). J'ai même pu caser quelques livres (9 dans la valise, et 2 dans mon sac). J'aurai de quoi lire dans l'avion, il ne reste plus qu'à charger l'appareil photo, le mp3 et de ranger tous ces cordons à l'endroit prévu à cet effet.
HAUTS LES CŒURS (et non pas haut-le-cœur...) !
Dans six jours, maintenant, j'aurai quitté la France. Dans 144 heures, je serai dans un certain hôtel sicilien, à me préparer psychologiquement à vivre un an loin d'ici, loin d'où je suis né, j'ai grandi, je me suis construit, et même parfois détruit, à devoir bouleverser toutes mes habitudes, mon mode de vie, mes relations au Monde et aux gens.
Je vais devoir me résigner : A toutes les choses que j'aurais aimé faire avant de partir, à toutes les personnes que j'aurais aimé voir, à toutes celles que j'aurais aimé serrer dans mes bras, à toutes celles à qui j'aurais aimé dire que je les méprise, à toutes ces dernières fois, à tous les coups de gueule qui n'ont pas abouti, à tous les débats stériles qui n'ont mené à rien, à toutes les disputes qui ont changé le cours des choses, à toutes les personnes que j'ai blessées sans le vouloir, à toutes celles que j'ai laissé partir, à toutes celles qui sont restées, à tous les regrets, à tous les remords, à tous les "tant pis", à tous les "plus tard", à tout le reste : AU REVOIR.
Je vais devoir me résigner : A toutes les choses que j'aurais aimé faire avant de partir, à toutes les personnes que j'aurais aimé voir, à toutes celles que j'aurais aimé serrer dans mes bras, à toutes celles à qui j'aurais aimé dire que je les méprise, à toutes ces dernières fois, à tous les coups de gueule qui n'ont pas abouti, à tous les débats stériles qui n'ont mené à rien, à toutes les disputes qui ont changé le cours des choses, à toutes les personnes que j'ai blessées sans le vouloir, à toutes celles que j'ai laissé partir, à toutes celles qui sont restées, à tous les regrets, à tous les remords, à tous les "tant pis", à tous les "plus tard", à tout le reste : AU REVOIR.

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J'ai peur, sauvez-moi des flammes. J'ai peur, sauvez mon âme. J'ai peur de mes parents. J'ai peur de perdre mes dents, de perdre mon emploi, de perdre mes bras, d'être abandonné ou de me faire violer. J'ai peur de devoir de l'argent, de me vider de mon sang, d'avoir le SIDA, de crever comme un rat, du temps qui passe, de me voir dans la glace. J'ai peur... J'ai peur d'aller aux ASSEDIC. J'ai peur de ne plus avoir de fric. J'ai peur d'être dépendant. J'ai peur d'avoir une vie chiante, d'être renvoyé, de prendre de la cocaïne, d'avoir le nez bouché, de mourir anonyme. J'ai peur de faire des cauchemars. J'ai peur d'être seul dans le noir. J'ai peur de mourir écrasé par un chauffeur bourré. J'ai peur... J'ai peur des cambrioleurs. J'ai peur d'un arrêt du cœur. J'ai peur d'avoir à m'expliquer. J'ai peur de me faire agresser, de me faire poignarder par un petit enfoiré, pour mon portefeuille, de ne plus voir mon filleul. Je pleure quand on brûle des maisons. Je pleure pendant les informations, pendant la publicité, la télé est trop carrée. Je pleure, je suis traumatisé. Je pleure, laissez-moi respirer...
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Sexy Sushi : I'm afraid.
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