Dove si ferma l'Universo...


ÇA VA CHIER DANS LE VENTILOOOOOO ! "



Mais comme je suis serein, que je bois du thé à m'en faire péter la vessie, que je prends la position du lotus-bienheureux et que j'écoute les Smiths, je reste calme, je prends mes nerfs à deux mains, je les jette par la fenêtre et je pense : papillons, cui cui, fleurs des champs.

C'est vrai, après tout, c'est pas dramatique si mes colocs se barrent tous les weekends en laissant leur vaisselle sale et leurs germes un peu partout, si c'est à moi de nettoyer les poils de cul (et de .) tout savonneux dans le siphon de la douche et que je dois passer la serpillère
* tout partout dans l'appartement parce que moi aussi j'ai envie de marcher pieds nus comme Yannick Noah et que je déteste avoir les pieds pleins de résidus douteux (à cheval entre la moisissure et le cambouis). C'est pas grave si je dois descendre les poubelles pleines à craquer, et surtout, et surtout... C'est pas grave si j'ai envie de pleurer parce que la cuisine est envahie par les fourmis et que ça me dégoûte, et parce que ça n'a l'air d'inquiéter personne d'autre que moi.

(Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais hier, quand j'ai pris la poêle pour y faire cuire mon filet de poulet à l'origan et au jus d'orange pressée - ouais, ça fait Jean-Pierre Coffe (Kof Kof) comme ça, mais en fait, c'est vraiment cheap. - et que je l'ai posée sur la plaque... j'ai vu plein de petites fourmis courir dedans parce qu'elles commençaient à avoir chaud au cul. C'était giga-beurk.)(du coup, je l'ai relavée, hein.)(et le poulet était bon, merci.)

* Note à la correction orthographique : Oui, je sais, fut un temps où l'on écrivait encore correctement, et où l'on écrivait serpillière. L'orthographe en a été réformée, et comme je ne veux pas qu'on me traite de vieux débris réactionnaire, je l'écris à la mode-de-chez-nous. Sorry dude.



http://barbarisme.cowblog.fr/images/DSC6349.jpgVia Penninello, Catania.

 
( Quoi ? T'as même pas la 3G ? Et un I-Pad ? Et l'I-Phone 12 ? Et t'as même pas Snake sur ton téléphone ? T'es.trop.un.BOLOSS. )
( Non mais mon téléphone me sert à appeler les gens, parfois à recevoir des appels, et j'ai même un cerveau qui me permet d'écrire des SMS sans faute d'orthographe... c'est beau la technologie ! )

" Il serait pas plutôt surréaliste ?
- Monsieur Bichter ?
- Oui, moi il me fait penser à un ami de mon mari, Roger, un petit monsieur tout rond qui adorait empailler des écureuils pour en faire des lampes. Et mon mari disait "Ah, Roger... il est surréaliste!" "
 
http://barbarisme.cowblog.fr/images/telechargement.jpgVia Crociferi , Catania.

 
Je souris aux futilités, ça me permet d'éviter d'angoisser sur les choses sérieuses. Celles qui arrivent toujours trop tôt. Il faut relever la tête et ne plus baisser les bras. Arrêter de faire des montagnes une taupinière, prendre le recul nécessaire, et se rendre compte qu'au final, tout est dérisoire.
Mais à vingt ans aussi, le temps est en vacances. Les jours passent, les heures défilent, les minutes courent et les secondes galopent.

L'heure n'est pas aux regrets, je n'ai pas l'âge d'avoir des remords. Chaque descente promet une remontée, et ainsi de suite. J'ai beaucoup écrit, ces derniers jours, j'en avais presque oublié le plaisir de noircir du papier de mon écriture, de lancer des mots à la catapulte, au rythme des saisons et de mes battements de cœur. J'ai écrit avec sincérité plus qu'avec style, les lettres s'entrechoquent et les phrases se cognent les unes aux autres.

Je me suis voilé la face bien trop longtemps, à tenter de préserver une image qui n'existe pas - ou plus. Je n'ai rien à prouver, j'ai tout à essayer. Je prends le temps comme il vient, je ne cherche plus d'objectifs à accomplir dans ma vie pour me donner l'illusion d'avoir de l'importance ; la vie est un objectif. Mes yeux capturent des images, mes oreilles emprisonnent des sons, celui de leurs voix, de leurs remarques, de leurs compliments et de leurs reproches, j'entends ce que je n'écoute pas, je lis entre les lignes, et je capte les vibrations.


Quando sono con te
Non so più chi sono perché
Crolla il pavimento
E mi sciolgo di dentro
Quando penso a te
Mi sento denso perché
Io ti tengo qua dentro di me
Io ti tengo qua dentro con me
 Je pensais ma créativité définitivement anesthésiée. Les houles des semaines passées, les incertitudes, les doutes, les questions, les mauvaises réponses, les craintes, les tortures mentales, les douleurs physiques m'avaient incité à penser que tout était fichu pour moi. J'avais perdu toute foi : en moi, en eux, en vous, en l'avenir, en le présent, en mes études, en mes aptitudes, en ce que je croyais légitime et ce que je pensais éternel. Je m'étais enfermé dans cette bulle de défaillance où tout semblait foutre le camp... jusqu'à ce que je parle avec cette amie, cette amie qui m'est si chère, celle qui a toujours eu l'objectivité sur moi que je n'ai jamais su avoir, celle qui a toujours su me dire quand j'avais raison, quand j'avais tort, quand j'exagérais, celle qui fait partie de ces quelques personnes que pour rien au monde je ne regretterai un jour d'avoir connues. Celle qui m'a rappelé cette grande leçon de vie que j'ai un peu trop négligée ces derniers temps : Rien n'arrive par hasard.

" IRRADIER LE NÉGATIVISME. ON SORT GRANDI SURTOUT DE SES ERREURS. "
m'a-t-elle dit.

http://barbarisme.cowblog.fr/images/SAM00022.jpg



C'è chi aspetta la pioggia per non piangere da solo.
( Il y a celui qui attend la pluie pour ne pas pleurer tout seul. )

Il Bombarolo - Fabrizio de André
 
03/05/2012
03:01

http://barbarisme.cowblog.fr/images/SAM0105.jpg
A force d'excès, de rechutes, de dépenses intempestives et inconsidérées et de nuits sans vrai sommeil, j'ai vieilli de dix ans en quelques semaines. Chaque réveil est un supplice, chaque passage devant un miroir est une torture, je suis physiquement anéanti et psychologiquement dévasté. 

A partir de demain, j'ai décidé de reprendre le droit chemin (AMEN) : ne plus céder à mes caprices (qui définitivement ne m'apportent pas que des bonnes choses), retourner à la fac, tenir bon pendant les dernières semaines avant les examens, finir dignement ma licence, et ne pas tomber dans la facilité des plaisirs artificiels.

Demain, j'aurai vingt ans. Je ne fêterai pas mes vingt ans, mais je les aurai. Un peu même à contrecœur. Une amie de Palerme vient me rendre visite pour se balader sur l'Etna et peut-être voyager un peu pendant le weekend... Mon découvert bancaire m'inquiète un peu, mais.

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